Présentation des principaux cervidés : cerf et chevreuil

Les principaux cervidés, mammifères ruminants,
vivant à l’état sauvage en France sont le cerf et le chevreuil. Les mâles
portent des bois. Ces animaux fréquentent les lisères, bocages et forêts. Ils
se nourrissent principalement de diverses herbes, de fruits et de feuilles.
L’équilibre des populations
Les renards et sangliers effectuent une
prédation sur les faons. Les hivers rigoureux ont aussi un impact sur les
populations de cervidés. Les intempéries à la naissance des faons et les
maladies assurent également une limitation des effectifs. En montagne, s’ajoute la
prédation des lynx et loups. En plaine, les engins agricoles tuent de nombreux
faons et chevreuils.
En forêt de Chambord, durant de
nombreuses années, des cervidés ont été capturés à l’aide de filets puis
déplacés dans des zones à repeupler. C’est toujours le cas dans de
nombreuses zones militaires, où les cervidés, s’ils deviennent trop
nombreux ou gênants, sont déplacés dans des massifs forestiers où les populations
sont faibles.
Le RAC est en faveur de ce procédé respectueux
de l’animal, et aimerait qu’il se généralise en France au lieu de continuer à utiliser
des armes.
La chasse-loisir actuelle ne peut prétendre
gérer les espèces, les pratiquants cherchant avant tout leur plaisir personnel.
De plus, beaucoup de chasseurs recherchent les meilleurs trophées, qui
correspondent donc aux meilleurs reproducteurs !
Cependant, s’il s’avérait que des
populations de cervidés étaient trop nombreuses et constituaient une nuisance
pour l’environnement, nous ne sommes pas opposés à des tirs sélectifs effectués
par des fonctionnaires compétents si les moyens alternatifs (déplacement d’individus,
etc.) se sont révélés non concluants.
C’est
le cas du Canton de Genèvre en Suisse, où la chasse est interdite et où la
gestion de la faune est confiée à des fonctionnaires responsables.
Les cervidés, occasionneraient-ils des dégâts aux forêts ?
Il arrive parfois que les chasseurs,
afin de tenter de se justifier, reprochent aux cervidés d’occasionner des
dégâts aux arbres. Ils doivent vraiment être à court d’arguments pour sortir
des reproches aussi grotesques. On n'a bien évidemment jamais vu des populations
de cervidés, mangeant quelques feuilles ou écorces, mettre en péril l’avenir d’une
forêt ! Ces dégâts sont en réalité
très minimes, tout à fait naturels, facilement évitables lorsqu’il s’agit
d’arbustes (moyens simples de protection), et sans aucun danger pour la faune ou les milieux. D’autre
part, des études ont prouvé que les dégâts des cervidés sont proportionnels à
leur stress. Alors, avec des dégâts actuellement extrêmement faibles, peut-être
qu’interdire la chasse les rendraient quasi-inexistants…
Les scandaleuses chasses à l’approche organisées par l’ONF
A
partir du 1er septembre, l’ONF organise des chasses à l’approche aux
cervidés dans ses forêts.
Cette
pratique est lamentable, car ils profitent que ces animaux soient en pleine
période de reproduction, donc vulnérables, pour les tuer.
Ainsi,
à l’aube ou au crépuscule, des chasseurs munis de carabines à lunettes tirent à quelques
dizaines de mètres des mâles en rut très peu farouches.
Bien
sûr, peu de personnes (à l’exception des chasseurs) sont au courant de cette
pratique que l’ONF garde discrète. Quant aux tarifs qu’elle propose, cela vous
permettra de comprendre pourquoi cet organisme ne s’en vante pas…
Voici
les chiffres qu’un de nos adhérents, de Haute-Normandie, nous a fournis après
avoir téléphoné au bureau de l’ONF de son département :
-Pour un brocard de quatre pointes :
licence guidée
160 €, plus taxe d’abattage de 200 €, plus 25 € de bracelet : total 385 €
-Pour un brocard de six pointes :
licence guidée
160 €, plus taxe d’abattage de 320 €, plus 25 € de bracelet : total 505 €
-Pour un daguet :
licence guidée
160 €, plus taxe d’abattage 470 €, plus 190 € de bracelet : total 820 €
-Pour un cerf de six cors :
licence guidée
160 €, plus taxe d’abattage 600 €, plus 200 € de bracelet : total 960 €
-Pour un cerf de dix cors :
licence guidée
160 €, plus taxe d’abattage 1000 €, plus 200 € de bracelet : total 1360 €
-Pour les autres cerfs :
c’est selon leur
cotation, et comme ils disent, "c’est le trophée qui fait le prix".
La licence guidée est de 160 € et le bracelet à 200€.
La taxe
d’abattage varie de 1500 € à 6000€. Cela revient donc au total, à des chiffres
commençant à 1860 € et allant jusqu’à 6360 €.
Nous
ignorons si ces chiffres varient suivant les départements ou les
années, ils ne sont donc donnés qu’à titre indicatif.
Ils
se passent de commentaires...
Les animaux ne
sont pas des objets, il est inadmissible que l’ONF récupère tant d’argent en donnant
l'autorisation de les tuer.
Mais sinon,
les chasseurs gèrent la faune… Ils ne chassent que pour réguler, jamais pour le
plaisir ou le trophée…